L’Esprit d’Europe du Nord à l’Assemblée nationale

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Voilà plus d’un an que je parcours les pays de la circonscription pour aller à la rencontre des Français qui y habitent, à l’occasion de réunions publiques, de porte-à-porte, de permanences itinérantes, de rendez-vous avec des responsables associatifs ou politiques. De cette expérience, j’ai tiré beaucoup d’enseignements qui  reflètent nos vies en Europe du Nord et traduisent les valeurs que vous souhaitez voir progresser en France.

Ces principes, en phase avec le programme de François Hollande, continueront de guider mon action politique  si je suis élue, afin d’insuffler à l’Assemblée nationale cet « esprit d’Europe du Nord » et de vous représenter avec force et fidélité.

-        Suivre les principes de bonne gouvernance : un-e élu-e doit rendre compte et rendre des comptes

-        Représenter votre diversité : tous les Français d’Europe du Nord doivent être représentés, quelle que soit leur origine sociale ou leur lieu de résidence.

-        Créer des liens : le nouveau député sera facteur de lien – entre les Français, et entre la France et l’étranger

-        Défendre la social-écologie : les considérations sociales et environnementales doivent être les piliers de la décision politique

-        Prendre un nouveau départ: je souhaite participer au renouveau économique, social et humaniste de notre pays, au sein d’une majorité socialiste

 

1.     Suivre les principes de bonne gouvernance


Un élu de la République doit régulièrement rendre compte de son action et communiquer sur sa manière de travailler. Je m’engage à publier un rapport annuel de mon bilan politique, qui inclura notamment un volet sur les ressources mises à ma disposition et les dépenses engagées dans le cadre de mon travail de parlementaire.

La représentation politique provoque beaucoup de réactions hostiles et de désillusions. Il est urgent de replacer la confiance au cœur du système démocratique. Au Parlement, je m’intéresserai à la question de la bonne gouvernance dans la vie politique française, au respect du non-cumul des mandats, aux relations des élus avec les groupes de lobbying, aux modes de financement des campagnes électorales, à l’usage des deniers publics dans les administrations parlementaires. L’esprit de responsabilité doit également guider le travail d’examen de la loi de finances avec le souci constant de l’équilibre budgétaire et de la pérennité de l’exercice. Il doit aussi imprégner l’évaluation des politiques publiques, dont il appartient de mesurer l’impact et l’efficacité avec rigueur et indépendance, afin de garantir l’atteinte d’objectifs clairs et mesurables. La crédibilité et le succès de notre action politique en dépendent.

2.     Représenter votre diversité


Vous représenter tous et œuvrer au service de tous est l’enjeu de cette élection. Les Français qui habitent en Europe du Nord présentent des profils très variés, selon leur lieu de résidence, leur niveau de vie, leur histoire personnelle. Cette diversité est sans doute plus marquée encore que dans une circonscription législative sur le territoire français, selon que vous êtes binationaux intégrés de très longue date, expatriés de court séjour, ou ressortissants venus tenter l’aventure de l’international. Les spécificités de chacun des pays d’accueil marquent aussi profondément nos identités.

Afin de rester au plus près des réalités du terrain, je continuerai à tenir des permanences itinérantes pour venir à votre rencontre. J’organiserai des permanences téléphoniques et électroniques par zone géographique le samedi matin selon un rythme régulier. Je demanderai que l’INSEE tienne compte des populations françaises qui vivent à l’étranger et lancerai une consultation afin de mieux connaître vos attentes et vos besoins, souvent mal compris.  Enfin, je n’abandonnerai pas nos concitoyens en grande difficulté sociale, et défendrai vaillamment les initiatives pour l’insertion et la réinsertion dans les pays de notre circonscription.

3.     Créer des liens


La création de nouveaux députés doit permettre de créer plus de lien, entre les Français qui habitent à l’étranger et la France, entre notre pays et le monde étranger.

Qu’ils cherchent à se fondre dans leur pays d’accueil ou qu’ils évoluent dans des cercles plus proches de la France, les Français qui habitent en Europe du Nord peuvent parfois regretter le délitement du lien d’attache à la France et à leurs compatriotes, pour transmettre ou entretenir la langue française, ou conserver une proximité avec la culture de notre pays. Lors de mes déplacements, j’ai systématiquement rencontré des acteurs de la communauté française : responsables associatifs, agents des services consulaires et culturels, représentants du monde des affaires et des chambres de commerce, parents et enseignants, et citoyens sans lien entretenu avec les réseaux organisés. J’ai ainsi compris que le futur-e député-e pourra renforcer le lien entre les ressortissants, en encourageant la vie associative, en faisant connaître les initiatives en cours, en contribuant à rassembler la diaspora française qui souhaite préserver cet attachement à la France. C’est aussi vrai du lien entre les entrepreneurs et investisseurs français, et pour les petites entreprises en particulier, qui pourraient partager davantage leurs expériences, compétences et besoins, en lien avec les organismes officiels (Ubifrance et Chambres de commerce). Je soutiendrai le développement de projets d’entreprise et de notre dynamisme économique en Europe du Nord.

Je souhaite que le renforcement du lien se traduise aussi par l’amélioration des conditions de la mobilité des femmes et des hommes qui arrivent en Europe du Nord ou qui décident de rentrer en France. Les orientations européennes ont permis de concrétiser la libre circulation des capitaux et des marchandises, mais la circulation des citoyens continue de se heurter à de nombreux obstacles. J’agirai pour faciliter la mobilité, en insistant par exemple sur la reconnaissance des acquis professionnels (notamment pour les chercheurs, les enseignants et les professions libérales) et des diplômes, et sur la simplification des démarches au moment du retour en France en lien avec les administrations compétentes. L’idée d’un guichet administratif unique pour servir d’intermédiaire et d’interlocuteur officiel entre les Français qui reviennent en France et les différentes administrations doit être défendue.

Je souhaite aussi créer du lien politique entre notre pays et les nations d’Europe du Nord. J’ai entrepris ce travail en tant que responsable du secteur international au sein de la Fédération des Français de l’étranger de mon parti. Je l’ai poursuivi avec ma profession, en contribuant à renforcer le dialogue entre le Parti socialiste et le Parti travailliste britannique. Je l’ai continué avec ma campagne, en rencontrant systématiquement des responsables politiques étrangers lors de mes voyages pour explorer les pistes de coopération entre nos pays. Je l’approfondirai plus encore si je suis élue, en participant aux activités des groupes d’amitié parlementaire liés aux pays de la circonscription et aux échanges politiques mutuellement fructueux pour donner une impulsion aux dossiers prioritaires, l’éducation en particulier.

Dans les rapports entre la France et l’étranger, je défendrai aussi le retour d’une vision humaniste des politiques d’immigration et d’intégration défendues par le Parti socialiste et le Président de la République, en particulier concernant les droits des conjoints étrangers de ressortissants français.

4.     Défendre la social-écologie


Je placerai les considérations sociales et environnementales au centre du processus de décision politique. La France a beaucoup de progrès à faire pour intégrer des modes de production et de consommation respectueux de l’environnement et qui s’inscrivent dans un cadre urbain ou rural permettant le développement durable, sur le modèle des pays nordiques.

Indissociable, la lutte pour la justice sociale restera le pilier de mon action. C’est le cœur de mon engagement politique et militant, c’est le moteur de ma démarche. La réduction des inégalités, la défense de la méritocratie républicaine, le décloisonnement de la société française et son ouverture au monde sont au cœur de mon projet. L’exigence d’excellence environnementale participe de la même démarche de justice, de responsabilité, de respect de l’autre et des générations futures.

Si je suis élue, je tiendrai compte de ces principes pour toutes les lois soumises à mon examen à l’Assemblée nationale afin de faire de la social-écologie une réalité.

5.     Un nouveau départ


Je veux participer à la construction d’une France moderne, juste et ouverte sur le monde. Pour cela, il faut donner à François Hollande les moyens de mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu par une majorité de Français. Si je suis élue députée, vous participerez à travers mon action à l’investissement dans l’école de la République, dans la recherche et dans l’innovation, à la recherche des moyens qui permettront d’augmenter la compétitivité de nos entreprises et en particulier de nos PME exportatrices, à la lutte contre le chômage des jeunes qui assombrit l’avenir de notre pays et contre toutes les formes de discriminations, au renforcement des contre-pouvoirs et à l’indépendance de la justice, à l’écoute des partenaires sociaux, à la réorientation de l’Europe vers le chemin de la responsabilité, de la bonne gouvernance et de la croissance.

Seule une députée qui vous ressemble, qui défende les valeurs de la circonscription Europe du Nord et qui appartienne à une majorité politique socialiste pourra peser dans le débat politique français pour faire entendre votre voix.